Lecture du jour : La dernière danse d’Élizabeth de Nerval par Jessy Ritz.

Bon c’est un peu nouveau pour moi, mais j’ai décidé de vous faire partager mes dernières lectures ! Pour ce premier post, je vais commenter une nouvelle que j’ai adoré et qui à mon humble avis, ne reçoit pas le succès qu’elle mérite ! Indignation ! Le mot est lâché. Combien de livres sans intérêt se voient publiés et achetés à profusion, tandis que de petites perles passent inaperçues ? Des tas ! Mais rassurez-vous, je suis là ! Et je compte bien vous montrer à quel point la littérature d’aujourd’hui peut être riche de découverte et de nouveauté. Revenons-en tout de même au sujet principal : “La dernière dans d’Élizabeth de Nerval” écrite par Jessy Ritz, dont voici la couverture et le résumé :

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« 21 juillet, 1832.
La scène du Ballet de l’Opéra de Paris était plongée dans une semi-obscurité. La danseuse immaculée enchainait les pointes, les sauts de chat et les arabesques dans une atmosphère intime. Elle se mouvait de part et d’autre de la scène avec une souplesse et une légèreté irréelles. Elisabeth de Nerval était bien plus qu’une simple ballerine. Elle était la Grâce, la Beauté et le Charme. Une divinité si reconnue que personne n’aurait manqué sa venue à Paris. Jamais le monde n’avait connu une si grande danseuse. En début de soirée, des centaines et des centaines de personnes s’étaient pressées au guichet pour profiter de la magie qui émanait de cette femme. Même “La Sylphide” ne rencontrait pas autant de succès. Elisabeth de Nerval acheva sa représentation sous les acclamations du public. Sans même un salut, elle regagna les coulisses, laissant derrière elle une scène recouverte de roses. »
Dans l’ambiance du Romantisme du XIXème siècle, découvrez la véritable histoire de celle qu’on surnomme La Grande Elisabeth. Malgré toutes les apparences, cette danseuse exceptionnelle est une âme en peine qui recherche l’évasion, la liberté. Tel un oiseau en cage, Elisabeth de Nerval n’est pas maître de son destin. Depuis qu’elle a été recueillie, enfant, par le comte de Morleck, sa vie ne lui appartient plus.
Celle qui n’a connu que la souffrance et la frustration est prête à tout pour regagner sa liberté. Mais qui serait assez fou pour abandonner son plus beau diamant ? Certainement pas le comte de Morleck…

J’ai particulièrement aimé que l’auteur nous replonge dans l’univers du XIXè siècle. L’ambiance est à la fois sombre et teinté d’une lueur d’espoir que nous vivons à travers le personnage principal. Cette nouvelle est assez courte, je ne peux donc pas vous dévoiler une grande partie de la trame du récit. C’est l’histoire d’une étoile qui ne vit que pour sa passion. Elle use de son corps pour partager, avouer, et montrer aux autres cette souffrance dissimulée en elle. Sa renommée ne fait plus aucun doute, tout semble lui sourire. Pourtant, le revers de la médaille est lourd de conséquences. La violence physique et mentale, la séquestration, telle une esclave de son bourreau, elle souffre et donne jusqu’au point de non retour. Les personnages sont poignants de vérité. Le comte de Morleck est horrible et souffre visiblement d’une grave confusion psychologique qui le pousse à faire d’Élizabeth non pas seulement son gagne-pain, mais son objet ! On se retrouve vite sous l’emprise de cette étrange relation victime-bourreau. Et on finit par se demander pourquoi elle décide de cacher la vérité. Qu’est ce qui l’empêche de se dévoiler sur scène ? La peur d’être seule ? La crainte de n’être rien sans lui ? Sans doute un mélange de tout cela. Finalement, ne vit-elle pas que pour son art ? Élizabeth a finalement besoin de son bourreau et de la douleur qu’il fait naitre en elle. C’est ainsi qu’elle excelle, en laissant son corps transformer la souffrance en art… Comment va-t-elle se délester de son fardeau ? La danse survivra-t-elle à a libération de son âme ? Je vous laisse découvrir cela en lisant cette nouvelle. Je tiens également à signifié la qualité d’écriture ! Celle-ci est fluide et poétique. J’aime particulièrement le style de l’auteur qui manie la sonorité des mots à la perfection. Cette qualité se retrouve également dans les ouvrages jeunesse qu’il écrit, et que je conseille vivement d’ailleurs !!! En conclusion : pour un auteur qui écrit surtout des livres destinés aux enfants, Jessy Ritz excelle autant dans la littérature adulte qu’Élizabeth de Nerval s’illumine sur scène. Gros coup de coeur pour cette nouvelle qui n’est pourtant pas un récit fantastique dont je raffole tant ! Pour la modeste somme de 0,99 euros, replongez vous dans l’ambiance sombre du romantisme du 19ème siècle. Laissez-vous emportez, vous ne le regretterez pas !

La dernière dans d’Élizabeth de Nerval est disponible sur Amazon : http://www.amazon.fr/derni%C3%A8re-danse-d%C3%89lisabeth-Nerval-ebook/dp/B00DM8KM50/ref=la_B007MUAC4A_1_2?s=books&ie=UTF8&qid=1383585761&sr=1-2

Découvrez la page auteur de Jessy Ritz : http://www.amazon.fr/Jessy-Ritz/e/B007MUAC4A/ref=ntt_athr_dp_pel_1

Bonne lecture !!!

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